2) RELATIONS
UTILES
On peut rappeler, sans les démontrer, quelques relations vectorielles utiles en
électromagnétisme. Considérons pour cela:
- les nombres complexes a et b,
- les fonctions scalaires U(M) et V(M),
- les fonctions vectorielles A(M) et B(M).
2. 1 Relations différentielles
grad [aU(M) + bV(M)] = a grad U(M) + b grad V(M)
grad [U(M)V(M)] = U(M) grad V(M) + V(M) grad U(M)
grad [A(M). B(M)] = [A(M). grad]B(M) + [B(M).
grad]A(M)
+ A(M) x rot B(M) + B(M) x rot A(M)
div [aA(M) + bB(M)] = a div A(M) + b div B(M)
div [U(M)A(M)] = U(M) div A(M) + A(M). grad U(M)
div [A(M) x B(M)] = B(M). rot A(M) - A(M). rot B(M)
rot [aA(M) + bB(M)] = a rot A(M) + b rot
B(M)
rot [U(M)A(M)] = U(M) rot A(M) + grad U(M) x A(M)
rot [rot A(M)] = grad [div A(M)] - DA(M)
rot [A(M) x B(M)] = A(M) div B(M) - B(M)
div A(M)
+ [B(M). grad]A(M) - [A(M). grad]B(M)
rot [grad U(M)] = 0
div [rot A(M)] = 0
div [grad U(M)] = DU(M)
D[U(M)V(M)] = U(M)DV(M) + 2[grad U(M). grad V(M)] + V(M)DU(M)
2. 2 Opérateur nabla
On introduit souvent pour réduire les expressions et faciliter les calculs
l'opérateur vectoriel nabla, représenté par le symbole Ñ. Ses composantes dans les principaux systèmes de coordonnées seront
précisées plus tard. Cet opérateur vérifie les propriétés suivantes:

Il est alors possible d'écrire les relations précédentes sous la forme:







2. 3 Produits vectoriels
On peut aussi rappeler quelques relations concernant les produits scalaire et
vectoriels. Soient donc les vecteurs A, B, C et D.
A x (B x C) = (A . C)B - (A . B)C
A x (B x C) + B x (C x A) + C x (A x B) = 0
(A x B) . (C x D) = (A . C)(B . D) - (A . D)(B
. C)
A . (B x C) = C
(A x B) x (C x D) = [(A x B) . D]C
- [(A x B) . C]D
= [(C x D) . A]B - [(C x D) . B]A
(A, B, C) = A . (B x C) = (A x B)
. C - (A x C) . B
(A, B, C) = (C, A, B) = (B, C, A)
(A, B, C) = - (B, A, C)
2. 4 Champ de vecteurs dérivant d'un potentiel scalaire
Par définition, dans un domaine D de l'espace affine E, on dit que
le champ de vecteurs A(M) dérive du potentiel scalaire U(M), si en tout
point M de D, la relation
A(M) = - grad U(M)
est vérifiée.
Cette définition implique quelques propriétés particulières. dM étant le
déplacement élémentaire du point M, la circulation élémentaire de ce vecteur
s'écrit:
dC = A(M). dM = - grad U(M). dM = - dU
En intégrant dC entre les points M1 et M2, on obtient la circulation du vecteur A(M) sur le parcours M1M2,
soit
C = U(M1 ) - U(M2 )
La circulation entre deux points d'un vecteur A(M) dérivant d'un potentiel
scalaire est indépendante du parcours suivi.
D'après la relation précédente, la circulation sur un parcours fermé est nulle.
Soit donc L un parcours fermé et une surface S s'appuyant sur L. Si en tout point d'un
domaine D de l'espace affine E, A(M) dérive d'un potentiel
scalaire, le théorème de Stokes implique donc
nécessairement la propriété
rot A(M) = 0
Le rotationnel d'un champ de vecteurs A(M) dérivant d'un potentiel scalaire est
nul.
2. 5 Champ de vecteurs dérivant d'un potentiel vecteur
Par définition, dans un domaine D de l'espace affine E, on dit que
le champ de vecteurs A(M) dérive du potentiel vecteur V(M), si en
tout point M de de D, la relation
A(M) = rot V(M)
est vérifiée.
Cette définition entraine quelques propriétés particulières. Considérons une
surface S, quelconque, s'appuyant sur un parcours fermé L. Le théorème de Stokes montre que

dP est le déplacement élémentaire du point P sur L, dS l'élément de surface
entourant le point M de S et n(M) le vecteur unitaire normal à S en M.
Il apparait donc que le flux d'un vecteur A(M), dérivant d'un potentiel
vecteur, à travers une surface quelconque S s'appuyant sur un parcours fermé L, est
égal à la circulation de son vecteur potentiel sur ce parcours fermé. Le flux de A(M)
ne dépendant que de L, on pourra parler de flux de A(M) à travers le parcours
fermé L sans préciser le choix de la surface S.
Si dans le domaine D, le vecteur A(M) dérive d'un potentiel vecteur,
son flux à travers une surface S ne dépend donc que du parcours L sur lequel elle
s'appuie. Faire décroître L vers zéro revient à faire tendre S vers une surface
fermée. Par passage à la limite on voit donc que, si un champ de vecteurs dérive d'un
potentiel vecteur, son flux à travers une surface fermée quelconque est nul.
En appliquant le théorème d'Ostrogradski,
quelque soit la surface fermée S, telle que le volume V qu'elle délimite soit inclus
dans le domaine D, en tout point M de D on peut écrire,

<=> div A(M) = 0.
On dit alors que A(M) est à flux conservatif. On retiendra que cette
relation est une condition nécessaire et suffisante pour que le champ de vecteurs A(M)
dérive d'un potentiel vecteur.
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