1) Soit un
atome d'hydrogène dans l'hypothèse simplifiée du modèle de Bohr.
1) Ecrire les forces qui
agissent sur l'électron gravitant autour du noyau si on applique un champ électrique
constant E0 perpendiculaire au plan de l'orbite.
2) Calculer l'ordre de
grandeur du champ électrique centripète dû au rayon en l'absence de champ extérieur,
connaissant le premier rayon de Bohr : r0 = 0,529 Å qui correspond à l'état
fondamental de l'atome d'hydrogène.
3) En remarquant que
les champs appliqués sont en général négligeables devant celui trouvé plus haut,
montrer qu'il en résulte un moment dipolaire que l'on calculera. En déduire la
polarisabilité d'un atome. Application numérique.
Correction
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2) Un modèle d'atome pour le calcul de la polarisabilité électronique des
atomes est le suivant : le noyau est un point chargé de charge Ze (charge positive où Z
est le numéro atomique et e la charge élémentaire) situé au centre d'une sphère de
rayon r dans laquelle une charge -Ze est distribuée uniformément en volume. Quand on
applique un champ électrique E, on admet que la distribution des charges
négatives n'est pas modifiée et que le noyau est déplacé d'une distance d à partir de
sa position d'équilibre, jusqu'à ce que la force électrostatique due au champ
électrique soit compensée par la force de rappel provenant de l'action des charges
négatives.
1) Ecrire l'expression de la force de rappel et en
déduire le moment pe du dipôle induit en fonction de r et de E.
2) Déduire de pe la polarisabilité
électronique a e de l'atome envisagé.
3) Prenant r = 1 Å, donner un ordre de grandeur de a e puis calculer d pour E = 300 V/cm avec Z = 1. Comparer
d à r.
Correction
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3) Soit un milieu cristallin diélectrique à polarisation permanente. Les
dipoles ont, exclusivement, une orientation parallèle ou antiparallèle au champ
appliqué E. Il y a N dipoles par unité de volume et chaque dipole a un moment
permanent p. Les probabilités de passage du niveau d'énergie W1 au
niveau W2 (et réciproquement de W2 à W1), par suite de
l'agitation thermique, sont égales à p12 et p21.
1) Donner l'équation d'évolution des
populations n1 et n2 des niveaux W1 et W2.
Ecrire que le système est en équilibre et que n1 et n2 obéissent
à la loi de distribution de Boltzmann. En déduire p12
et p21.
2) Donner l'évolution du vecteur polarisation
en fonction du temps si on applique, à l'instant t = 0, un champ électrique continu E
= E0i. Les moments permanents sont en général tels que ( pE0
/ kT ) est petit devant l. On confondra par ailleurs champ local et champ appliqué.
3) Quelle forme peut-on donner en régime
permanent à la polarisabilité si E est une fonction sinusoïdale du temps. En
déduire er que l'on donnera sous la forme : er = e ' - je''.
Correction
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4) Soit un ensemble de N sphères par unité de volume, de rayon r, métallique,
parfaitement conductrices. On suppose toute interaction négligeable.
1) Calculer la polarisabilité d'une sphère
2) En déduire la constante diélectrique du milieu er si l'on adopte ce modèle pour l'hydrogène atomique
gazeux dans les conditions normales.
3) Que devient er
si on adopte ce modèle pour un solide : on suppose que les molécules sont de forme
sphérique et sont jointives (sans contact électrique) et disposées aux noeuds d'un
réseau cubique simple.
Correction
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5) On suppose que le champ local induit dans chaque molécule du solide un
dipôle de moment:
p = a Eloc
où a est la polarisabilité totale du constituant. On
considère un diélectrique solide à structure cubique et à molécules non polaires. La
polarisabilité est supposée donnée par a = 4pe0a3 où a représente le rayon
moléculaire moyen.
1) Quel est, dans ce cas, le champ local?
2) Calculer, en fonction de a et de la permittivité
relative er, le nombre de molécules par unité de
volume du diélectrique.
3) Le diélectrique a pour masse moléculaire M et
pour masse spécifique r . Calculer la valeur du rayon
moléculaire moyen.
4) Application numérique : e
r = 6,4 ; M = 459 grammes ; r = 1,66 g/cm3.
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6) On considère un corps liquide diélectrique dont la polarisabilité totale
(la susceptibilité, la permittivité) procède de deux mécanismes distincts :
électronique et dipolaire d'orientation. On suppose que ce corps obéit parfaitement aux
théories élémentaires de ces deux mécanismes, en particulier à celle de Debye. On
admet, de plus, que le champ effectif local se confond avec le champ agissant
macroscopique.
Le liquide a pour masse moléculaire M = 25.10-3 kg et pour masse spécifique r = 5.103 kg.m-3.
1) Dans un champ électrique statique de faible
intensité, on a relevé les valeurs suivantes de la permittivité à deux températures
différentes :
e = 12,37 pour T = 300 k
e = 9,92 pour T = 400
k
En déduire :
a) la polarisabilité totale de chaque molécule pour chacune des deux
températures précédentes;
b) le moment dipolaire permanent d'une molécule;
c) la contribution dipolaire à la polarisabilité totale pour chacune des deux
températures;
d) la contribution électronique à la polarisabilité totale;
e) les contributions électronique et dipolaire à la susceptibilité totale pour chacune
des deux températures;
f) la polarisation à saturation qu'acquerrait le diélectrique dans un champ infiniment
intense et/ou à la température nulle.
2) En admettant la représentation
classique liant la polarisabilité électronique au seul rayon des orbites électroniques,
à quel "rayon" moyen de la molécule correspond la valeur de la polarisabilité
électronique trouvée à la question précédente?
3) A la température T = 300 K, on a mesuré
la partie réelle e ' de la permittivité dans un champ
alternatif de faible amplitude et de pulsation w . Outre le
point statique de la question précédente : e ' = 12,37 pour w = 0, on a relevé la valeur e ' = 7,45
pour w = 1010 s-1.
a) En déduire la valeur du temps de relaxation caractéristique t
du liquide à la température concernée.
b) A quelle valeur de la partie imaginaire e'' de la
permittivité doit-on s'attendre pour T = 300 K et w = 1010
s-1? Est-elle maximale? Donner l'allure (et rien d'autre ; pas de
calculs mathématiques...) des courbes représentatives du spectre électrique.
c) On a mesuré pour viscosité du liquide à la température T = 300 K, h = 10-3 Pl. En déduire le rayon a de la molécule
sphérique au sens de la théorie de Debye. Ce résultat est-il en accord avec celui de la
question 2? (On rappelle que le couple de frottement s'opposant à la rotation d'une
sphère au sein d'un fluide visqueux est donné par la formule se Stokes: e = 8p h a3)
4) Le liquide présente un indice de
réfraction optique égal à 1,59. Ce résultat vous semble-t-il en accord avec la
théorie?
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7) On se propose de calculer la contribution de la vibration des ions à la
polarisabilité totale dans le cas d'un cristal ionique, le chlorure de césium (CsCl). On
rappelle que la structure du chlorure de césium est caractérisée par un réseau cubique
(C.S.) de paramètre cristallin a = 4,11 Å et par un motif constitué de 2 ions, un ion
de Cl- en 0, 0, 0 et un ion de Cs+ en 1/2, 1/2, 1/2.
1) Dessiner la structure cristalline de
CsCl.
2) Vérifier que le long d'une direction [111]
on a une succession régulière d'ions Cl- et d'ions Cs+ . Calculer
la distance b entre un ion Cl- et un ion Cs+ le long de cette ligne
d'atomes.
On applique un champ électrique E(t) suivant la direction [111] du cristal.
L'ensemble des ions négatifs et positifs se déplace alors en sens inverse donnant
naissance à la polarisation. Les forces électrostatiques qui maintiennent le cristal en
équilibre se décomposent en une force de Coulomb entre les charges supposées
localisées aux barycentres des ions et une force de répulsion dérivée d'une énergie
potentielle de la forme

où K et l sont des constantes et d la distance
entre deux ions. Dans la ligne d'atomes, un ion Cs+ est alors encadré par un
ion Cl- à la distance (b + x) et un ion Cl- à la distance (b-x).
3) En ne prenant en compte que les plus proches voisins
et en admettant que x est très petit devant b (x<<b), exprimer l'énergie d'un ion
Cs+.
4) Montrer que la force de rappel s'exerçant sur les ions
est proportionnelle à x. En reprenant les résultats obtenus en étudiant la propagation
d'une onde dans une chaîne d'atomes:
5) Donner, pour w
<< w 0, le moment dipolaire p
d'une molécule et la polarisation ionique du cristal.
6) Donner la polarisabilité statique ai (on confondra champ local et champ appliqué).
7) En déduire la susceptibilité ionique statique ci.
8) En déduire la constante diélectrique statique si l'on
connaît l'indice de réfraction n. On donne:
Masse atomique de Cl = 35,5.10-3 kg
Masse atomique de Cs = 132,9.10-3 kg
l0 = 102 µm ; n = 1,64 ; e0 = (36p .109)-1
F.m-1 ; N = 6,02.1023 mole-1.
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8) On considère un électron caractérisé par sa masse m = 9,107.10-31
kg et sa charge e = -1,6.10-19 C lié à un atome fixe. La constante de la
force de rappel est b; on désigne par w 0 la fréquence propre de cet oscillateur
harmonique et par a le coefficient d'amortissement. On soumet cet électron à un champ
électrique sinusoïdal.
1) Ecrire l'équation différentielle du mouvement
de cet électron et donner la solution de cette équation différentielle.
2) Calculer le moment dipolaire induit et en déduire
la polarisabilité électronique a en fonction de w.
3) On donne la polarisabilité statique (pour w = 0): as =
9,0810-43MKS
Calculer w0. Dans quel domaine se situe
cette fréquence?
4) On considère maintenant le gaz d'hydrogène sous
très faible pression.
41) Quels sont dans ces
conditions, le champ effectif local et la relation existant entre la constante
diélectrique er, la polarisabilité a et la densité volumique d'atomes N.
42) En admettant que e r est très voisin de 1, vérifier que l'on
trouve:
er-1 »
( Na / er )
Vérifier qu'on aurait pu trouver ce résultat en confondant champ local et champ
macroscopique moyen.
43) Développer dans ces
conditions er sous la forme: er = e' - je''.
5) On pose en général:
e' - je
'' = ( n - j k )2
où n est l'indice de réfraction et k un coefficient appelé coefficient d'absorption.
En général, a, le coefficient d'amortissement, est faible et n'intervient que pour des
fréquences voisines de w0. D'autre part, n
est proche de 1 et k << n.
51) Donner l'expression de
l'indice de réfraction n
52) Donner l'expression du
coefficient d'absorption k au voisinage de la fréquence w0
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